De la folie de la carte postale ancienne

2
mar
1 commentaire | Article par leonc
Classé dans Editorial.

Ce blog a l’ambition de présenter les (très nombreux) éditeurs qui ont travaillé sur le bassin d’Arcachon à l’âge d’or de la carte postale, de dresser leur cartoliste. Cela ne pourra se faire qu’avec la collaboration des collectionneurs de CPA de cette région tant la production a été volumineuse avant 1920. Si vous voyez des erreurs ou si vous voyez des compléments à apporter n’hésitez pas …

Voilà les gâteaux

EDIT 16 mai 2009: 19 cartolistes; 180 commentaires apportant des compléments, des corrections en à peine un mois et demi; une poignée de collectionneurs, Jean-Pierre Ardoin Saint Amand, Guy Bachelet,  Pascal Autier, Jean-Michel Dias, Jean Louis Potin et même un voileux François-Xavier Bodin ont apporté leur pierre à cet improbable monument à la gloire des éditeurs de cartes postales qui se sont intéressés il y a plus d’un siècle au bassin d’Arcachon.

Je suis très étonné et enthousiasmé d’un tel succès !

Edit 19 mai 2009 : Vous trouverez désormais au bas de chaque article un lien vous permettant de le télécharger.

Edit 14 juin 2009 : Grosse frayeur vendredi matin; un court circuit a mis en vrac le serveur de l’hébergeur professionnel chez qui j’héberge ce site.
Grosse galère pour tout remettre en ordre…

Edit 24 octobre 2009 : l’énorme travail de compilation et de saisie de la cartoliste de Henry Guillier, éditeur et photographe à Libourne est achevé et en ligne. Cette cartoliste, comptant quelque 13.800 numéros, est basée principalement sur la liste dressée par Bernard Ducasse et Georges Monloubou et informatisée par Eric Dubois. Elle est ici présentée sous deux formes : la cartoliste complète du travail de Guillier dans tout le Sud-Ouest, et une deuxième cartoliste ne comprenant que les cartes que cet éditeur a publiées concernant le Bassin d’Arcachon. Un grand merci aux auteurs de ce travail colossal !

Il y a CPA et CPA

2
mar
Laisser un commentaire | Article par leonc
Classé dans Editorial.

Les collectionneurs, les cartophiles comme ils s’appellent entre eux, utilisent pour désigner l’objet de toutes leurs attentions la terminologie « CPA » qui signifie Carte Postale Ancienne.

La définition est impropre parce que trop large.

En réalité, les cartophiles ne s’intéressent qu’aux cartes postales illustrées. Illustrées d’une gravure ou illustrées d’une photographie. Les premières sont apparues, en France, à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889 et les secondes deux ans plus tard.

Ces apparitions ont été, dans un premier temps, des plus anecdotiques, si bien que le véritable avènement de la carte postale illustrée est considéré comme n’étant intervenu qu’en 1896.

Ce qui fait de ce bout de carton un élément à part entière de la Belle Epoque dont il est parfaitement contemporain.

Wikipédia, en effet, délimite ainsi cette période privilégiée :

La « Belle Époque » s’étend de 1896, qui marque la fin de la dépression économique jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale en 1914, où elle est à son apogée. L’expression est née après la Première Guerre mondiale pour évoquer la période antérieure à la Grande Guerre et postérieure à la dépression économique de 1870 à 1895. Dans cette désignation, il y a une part de réalité (expansion, insouciance, foi dans le progrès…) et une nostalgie.

Assez rapidement, après sa mise en service, ce nouveau vecteur postal a fait naître un engouement aussi inattendu que spectaculaire en devenant un objet de collection. Tout à coup, il était de bon ton de les collectionner et il n’existait plus une famille qui n’ait pas son précieux album de cartes postales.

Les quantités de celles-ci produites ont très certainement progressé d’une année sur l’autre jusqu’à la déclaration de la guerre. Par contre, il semblerait, mais cela reste très subjectif, que le nombre de celles qui ont été collectionnées ait atteint un pic dans les années 1909-1910 pour décroître par la suite, avant même la mobilisation.


Lire la suite de cet article »

Kunzli, Staerck

28
fév
Laisser un commentaire | Article par leonc
Classé dans Editeur inconnu, Kunzli, Neurdein, Staerck.
Carte postale ancienne illustrée de gravures de Carl Kunzli et frères.

Carte postale ancienne, illustrée de gravures, de Carl Kunzli et frères.

Pour ce cas particulier, nous allons plus privilégier dans notre classement les clichés que les éditeurs qui les ont utilisés. En effet, le même cliché fait l’objet de nombreux tirages de la part d’au moins trois éditeurs : Carl Kunzli et frères,  M. J. Staerck frères et un troisième éditeur dont nous ne savons rien, même pas une initiale et que nous avons décidé de désigner sous le terme d’éditeur « indéterminé ».

Il est même tout à fait possible que cet « indéterminé » soit l’un des deux précédents. Mais nous ne sommes pas parvenus à le démontrer.
Lire la suite de cet article »

L’Ecole Saint-Elme

11
fév
1 commentaire | Article par leonc
Classé dans Breger, Guillier, Renaudeau.

L’École Saint-Elme, fondée par des pères dominicains à la fin des années 1860, a fait l’objet de très nombreuses cartes postales publiées par les principaux éditeurs. Les deux séries de cartes que nous vous présentons ci dessous ont cependant ceci de particulier qu’elles ont été selon toute vraisemblance éditées par l’Ecole elle même et vendues à son profit.

La première est signée par le photographe R. Renaudeau qui avait racheté, en 1897 à Louis Boulé, le studio situé au 278 boulevard de la Plage et créé par Emmanuel Bouillier. Ce dernier s’était d’abord installé en 1874 à l’enseigne de la « Photographie du Chalet » au coin du cours Sainte-Anne et de la rue du Casino avant de déménager, pour laisser la place à une pharmacie, sur le boulevard de la Plage où son gendre A. Bois-Guillot lui avait succédé à partir de 1889.

Pierre Bardou dans son ouvrage Photographes en Gironde écrit que l’établissement de R. Renaudeau était une « maison très réputée où l’on fait cohabiter photographie d’art et travaux pour amateurs. »

C’est auprès de ce professionnel que Léo Neveu aurait fait son apprentissage.

Arrivé à Arcachon au moment de l’apparition de la carte postale, R. Renaudeau ne s’en fera pas éditeur contrairement à ses concurrents. Il se contentera de fournir des clichés en exigeant que son nom soit mentionné sur le document.

Il existe d’autres séries consacrées à cette école, mais celle-ci est probablement la plus ancienne pour être apparue dès 1899 (à dos non-divisé) et la plus prestigieuse. Elle est aussi la plus rare. Sa diffusion aura sans doute été confidentielle pour n’avoir pas été commercialisée au travers du réseau habituel des commerçants locaux, mais plutôt réservée aux élèves, à leurs parents et à leurs relations.

La seconde série est signée au verso “Phototypie A. Breger frères, 9 rue Thenard Paris.” et présente de grandes similitudes avec les clichés de Renaudeau: même excellente qualité d’impression des cartes sur du beau papier, même type de cliché (nuage pour Renaudeau, grand nuage pour Breger), même sujet (promenade en bateau, groupe du rosaire etc…).

La seule différence notable entre ces deux séries tient à la forme de la légende. Chez Renaudeau, on relève deux types de légendes selon que le mot Saint est élidé ou non : École Saint-Elme (Arcachon) ou École St-Elme (Arcachon). La légende elle même est toujours séparée de la localisation, et elle est écrite en minuscules. Chez Breger, la ville Arcachon est entre tirets ( et non plus entre parenthèses), la légende est dans la continuité de la localisation et en majuscules.

Promenade en bateau

Promenade en bateau: une Renaudeau

Promenade en bateau. Une Breger

Promenade en bateau. Une Breger

La taille des nuages suggère que la série de Renaudeau est plus ancienne que celle de Breger, mais les similitudes entre les clichés suggère aussi que Breger s’est fourni auprès de Renaudeau quand cet éditeur parisien a reçu la commande de l’école.

Télécharger la cartoliste de “Saint-Elme”, mise à jour le 17 février 2010


Lire la suite de cet article »

A. Debat, Nouvelles Galeries Arcachon.

10
fév
Laisser un commentaire | Article par leonc
Classé dans Debat, Nouvelles Galeries.

La véritable institution arcachonnaise qu’étaient les Nouvelles Galeries ne pouvait pas se désintéresser du marché de la carte postale en plein essor. De par son importance dans le commerce local, elle ne se contentait pas de les distribuer mais elle les éditait elle-même. En recourant aux services d’un photographe que nous n’avons pas encore su découvrir.

Plusieurs éditions, sans doute au moins quatre, portent son enseigne mais correspondent à des époques différentes et parfois à des gérants différents.

Embarquement difficile

Embarquement difficile

Alphonse Debat était l’associé du dénommé Trémoullières dans l’exploitation des Grands Magasins des Nouvelles Galeries, c’était leur dénomination exacte à ce moment-là, dont la publicité disait qu’ils avaient été fondés en 1855.

Ils comportaient alors deux établissements : le siège social au carrefour de la rue du Casino et du Cours Lamarque et une succursale au 193, boulevard de la Plage.

Cette édition est donc juste antérieure à celle, plus ambitieuse, déjà présentée sous la dénomination “Edition Nouvelles Galeries Arcachon” : http://cpa.leonc.net/2009/03/28/edition-nouvelles-galeries-arcachon/#more-27

Publicité

Publicité

Cartoliste d’Alphonse Debat, édition du 10 février 2010


Lire la suite de cet article »